D'un montant global de 300 millions de dollars, soit 195 milliards de FCFA dont 65 milliards offerts par le budget national et 130 milliards par la Banque Mondiale, le Programme BRIC vise à relever le niveau des services des villes dans une démarche inclusive et à améliorer la résilience des villes face aux changements climatiques. Allada, Aplahoué, Dassa-Zoumé, Djougou, Kandi, Lokossa et Pobè sont les sept communes bénéficiaires dudit programme.
Le Programme BRIC appuie deux sous-programmes existants du GdB. Le premier est le Programme d'assainissement pluvial des villes secondaires Phase 2 (PAPVS2) qui est un sous-programme de PVTD. Le second est le programme de soutien municipal appelé Fonds d'Appui au Développement des Communes (FADeC) Cadre de Vie qui est utilisé pour transférer des fonds de l'Etat aux communes dans le cadre des efforts en cours pour renforcer la décentralisation.
Allada est une commune du sud du Bénin, dans le département de l'Atlantique. Elle est proche de la dépression de la Lama qui constitue elle-même une entaille dans le bassin sédimentaire du sud Bénin. La commune s'est développée sur le revers du plateau et est limitée par le lac Ahémé au Sud-Ouest. La commune dispose de deux cours d'eau principaux. C'est une zone qui s'urbanise très rapidement avec un transfert des habitants de Cotonou vers Allada et Abomey-Calavi qui constituent des zones résidentielles péri-urbaines. La commune dispose de réserves foncières et voit de nombreux nouveaux projets sur sa commune (Aéroport, hôpital de zone, camp militaire etc...). Elle présente des risques importants d'inondations, d'érosion et de glissements de terrain. Le facteur relief est important dans cette zone mais ce n'est pas nécessairement la commune ou ce critère sera le plus prédominant.
Aplahoué est une commune située au sud du Bénin, à la frontière avec le Togo, préfecture du département du Couffo. La commune est située sur un plateau sédimentaire. Elle est traversée par le fleuve Mono qui transporte des gravillons. Cette présence de gravillons dans le sous-sol a favorisé le développement de carrières pouvant augmenter le risque d'érosion. La ville est moins développée et dispose de peu d'infrastructures. Pour bien appréhender les risques sur cette commune, il serait pertinent d'analyser plus finement les caractéristiques géographiques des communes du Togo limitrophe.
Dassa-Zoumé, également appelée Igbo Idaasha ou simplement Idaasha, est une commune du Centre-Sud du Bénin, préfecture du département des Collines. La commune est située sur un plateau de type structural et présente de nombreuses collines avec des roches cohérentes (dures et métamorphiques). L'eau comme élément catalyseur créé des sols très durs (dalles ou cuirasses) qui ne favorisent pas la végétation. Le paysage présente donc une série de collines (granitiques) avec des tors (grosses pierres suspendues). De nombreuses failles s'ajoutent à de nombreux éléments tectoniques anciens. Le risque érosion est présent mais il est indirect et intervient par dégradation chimique de la roche créant des marmites de géants. Les risques ne sont pas les mêmes qu'au sud même si la commune dispose de plusieurs cours d'eau. Le risque d'érosion est moins important car les mouvements sont plus lents. Il existe pour autant des risques d'éboulement et de tremblements de terres.
Djougou est une commune du Nord-Ouest du Bénin, préfecture du département de la Donga. Elle se situe à une quarantaine de kilomètres de la frontière togolaise, aux portes du massif de l'Atacora. Djougou est, par sa population, la première ville du Nord Bénin et la troisième du Bénin devant Porto-Novo, la capitale. C'est une grande commune de par sa superficie et sa population, constituant la métropole du nord du Bénin. Elle présente un réseau hydrographique plus réduit qu'ailleurs et les précipitations sont plus faibles. Le risque principal est le risque incendies car la commune fait face à de nombreux feux de brousse. Des phénomènes de vents violents surgissent également fréquemment. Les infrastructures sont peu nombreuses et le réseau d'assainissement présente même un déficit structural. Il y a l'opportunité de créer des infrastructures à ce niveau.
Kandi est une commune située au nord du Bénin, préfecture du département de l'Alibori. Le drainage est important sur des sols non sédimentaires. L'agriculture est très présente et la commune possède de nombreux cours d'eau. En cas de fortes précipitations, la commune joue le rôle d'une cuvette et l'eau peut avoir des difficultés à s'évacuer.
Lokossa est une commune du sud-ouest du Bénin, préfecture du département du Mono, situé à proximité de la frontière avec le Togo. La commune est bordée par deux cours d'eau, notamment le fleuve Mono à l'Est qui constitue la frontière avec le Togo. Lokossa dispose de nombreuses infrastructures et la présence du barrage de Nagbéto est un élément à prendre en considération dans la problématique inondation. La commune est très exposée au risque, notamment au risque inondation lié à la présence du fleuve Mono, même si des escarpements ont été créés.
Pobè est localisé au Sud-Est du Bénin et au Centre-Est du département du Plateau à la limite frontalière avec le Nigeria. Au sud-ouest de la commune, se situe un plateau d'érosion. La commune reçoit moins d'eau que la moyenne nationale et ne présente pas de problème de ruissellement. Sa situation limitrophe du Nigeria nécessite de prendre en compte les caractéristiques géographiques de cet état voisin. C'est une zone aux activités rurales avec un projet de ferme solaire. Les inondations sont moins importantes mais l'érosion reste forte et les voies sont très dégradées. Le risque incendie est également mis en avant par la municipalité.